4 octobre 2019 Commentaires fermés

En route pour le transport du futur !

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À partir du 7 janvier prochain, la première tranche de la ligne T2 (de la gare Feuchères au centre hospitalier Carémeau) sera équipée d’un tout nouveau Tram’Bus, long de 24 mètres, utilisant la technologie hybride (gaz et électricité) et doté du mécanisme « start and stop ». Un moyen de transport durable qui fait figure de première mondiale. 

C’est à l’occasion des 27e Rencontres nationales du transport public organisée à Nantes du 1er au 3 octobre que l’Exquicity a été enfin présenté au grand public. C’est le nom donné au nouveau Tram’bus long de 24 mètres et bi-articulé qui va circuler à partir du samedi 7 janvier sur la première tranche de la ligne de T2 reliant la gare Feuchères au centre hospitalier Carémeau en 15 minutes.

Un engin conçu pour le développement durable et qui cumule plusieurs innovations : un système hybride mêlant gaz et électricité ainsi que la technologie « start and stop ». Un BHNS (Bus à haut niveau de service) unique au monde qui débarque dans la capitale gardoise. « Il a été fait sur-mesure pour Nîmes », atteste Geert Van Hecke, directeur des ventes chez Van Hool, le fabricant belge qui a mis deux ans à le concevoir. Élaboré en partenariat avec le peintre nîmois Michel Tombereau qui a apporté sa touche artistique à l’extérieur comme à l’intérieur.

 

Composée de six ou sept bus au moment de l’inauguration, la flotte atteindra la barre des dix navettes fin janvier pour cette moitié du tracé. Un matériel d’un coût d’un million d’euro pièce acquis par l’intermédiaire de l’Ugap (Union des groupements d’achats publics), une centrale d’achat qui a permis à l’Agglo de réaliser au total un million d’euro d’économie sans avoir à passer par un appel d’offre classique.

 

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La seconde tranche des travaux de la gare à la SMAC Paloma est prévue pour fin 2021 pour un coût total de 118 M€ et une fréquence de 28 000 voyageurs par jour. Mais d’abord c’est du côté de l’Avenue Kennedy, de Pissevin ou encore de Valdegour que ce Tram’bus va effectuer ses premiers tours avec une capacité d’environ 150 places pour 43 assises dont des sièges réservés aux personnes handicapées. Le tarif du ticket de l’unité reste à 1,30 € avec une desserte assurée toutes les sept minutes pour un tracé à 90% en site propre.

Un véhicule interminable qui ne passera pas inaperçu en centre-ville, « les touristes feront des selfies devant le bus. C’est comme une vitrine », poursuit le représentant de la marque belge. Un équipement avec une toute nouvelle configuration notamment pour le conducteur qui a une cabine isolée comme dans le métro ou un tramway. Donc plus de possibilité d’acheter son titre de transport à l’intérieur du Tram’bus

 

L’Exquicity offre également un nouveau confort aux usagers. Des ports USB sont disponible pour recharger son téléphone et les sièges sont habillés d’éclairage LED qui s’allumeront la nuit. Le « start and stop » utilisé à chaque arrêt permettra de réduire les effets sonores. L’électrique sera utilisé pour les départs et pour les passages les plus délicats comme la montée vers l’hôpital.

L’hybride plus fiable que l’électrique ?

Mais cet appareil n’est pas 100% électrique mais couplé à l’énergie gaz. Avec en deuxième étape, l’utilisation d’un biogaz. « Nous avons conjugué les talents à la fois de nos équipes de transport et de l’assainissement avec Véolia qui va construire une station de méthanisation en 2022 qui permettra d’économiser 1 600 tonnes par an d’émissions de CO2 et d’alimenter 100 bus », détaille Yvan Lachaud, président de Nîmes métropole.

Ce n’est pas évident de parier sur la bonne énergie pour répondre au défi d’une mobilité propre. la ville de Pau a, par exemple, fait le choix de l’hydrogène mais pourquoi ne pas s’être tourné vers le 100% électrique ? « On aurait eu juste assez de place pour mettre les batteries. Et puis on n’est pas sûr du système. À Nantes, il y a des bus qui posent des difficultés », répond celui qui est également candidat déclaré aux élections municipales de 2020 à Nîmes.

 

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La vision de l’électrique comme la solution écologique par excellence commence à être remise en cause. « Le tout électrique n’est pas forcément la solution avec l’empreinte carbone émise par la production de la batterie », alerte Thierry Mallet, PDG de Transdev, gestionnaire du réseau Tango à Nîmes. Directeur des transports à Nîmes métropole, Marc Duchenne assure qu’à l’arrivée « le biogaz et l’électricité sont équivalents en terme d’émissions de CO2. » 

Concernant l’option tramway, Yvan Lachaud a aussi ses arguments : « 375 M€ au lieu de 118 M€ et dans une ville romaine avec des remparts tous les trois mètres. Comment voulez-vous mettre des rails devant les arènes ? » Avec ce transport du futur, ce sont nos comportements en termes de mobilité qui vont changer.

La facilité d’accès et le coût moins cher du transport collectif prendront le dessus sur l’usage d’un véhicule. La disparition du diesel est une réalité même pour la ligne T1 du Tram’bus qui à terme devrait être équipée du même service. Et puis, l’Agglo poursuit cette transition écologique avec la mise en circulation en décembre sur le réseau classique de neuf bus utilisés uniquement du gaz, fabriqués par Iveco. Un challenge environnemental que l’Homme va devoir accepter de relever.

 

 

Source : https://www.objectifgard.com

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