1 octobre 2019 Commentaires fermés

L’Europe, nouveau maître de l’échiquier numérique ?

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Depuis plus de 50 ans, la loi de Moore est l’un des principes fondamentaux de l’innovation technologique, affirmant que les ordinateurs ne cessent d’être plus rapides et moins coûteux. Les mêmes règles de vitesse ne s’appliquent pas aux gouvernements et à la politique. Pendant des années, l’innovation a devancé la loi et la protection des consommateurs, mais aujourd’hui, la big tech et les gouvernements mondiaux ont atteint un tournant, et le changement de paradigme est en marche.

Les grandes entreprises de technologie sur lesquelles nous comptons aujourd’hui ne se sont pas concentrées sur la protection de la vie privée de leurs utilisateurs.

Chaque jour, une nouvelle atteinte à la protection des données ou un rapport sur la façon dont nos données sont reconditionnées et vendues apparaissent.

Ces abus de confiance ont érodé celle du public dans ces services et entreprises. Aujourd’hui, les législateurs du monde entier commencent à en tenir compte et à prendre des mesures que l’on peut qualifier de mesures de protection.

 

 

Les sentiments évoluent et des réactions défavorables apparaissent à l’égard de nombreuses entreprises.

Equifax, Facebook, Twitter et même Uber ont tous souffert des répercussions de fuites de données. La demande de recours à des organes de surveillance de l’intelligence artificielle et des véhicules autonomes a augmenté à mesure que ces technologies ont progressé. Ce que les entreprises doivent comprendre, c’est que la réglementation est là, qu’elles le veuillent ou non.

Si elles ne s’adaptent pas, elles s’exposent à de fortes amendes et à une dégradation de leur réputation sur le long terme.

 

Le principal moteur de cette évolution est, bien entendu, la législation de référence sur la protection de la vie privée et les droits de l’internet : le règlement européen pour la protection des données personnelles (RGPD).

 

Alors que ce type de réglementation est généralement circonscrit aux frontières nationales, le RGPD s’applique à toute une région, l’Union européenne, et elle est dépasse même sa zone d’application historique en rayonnant sur d’autres continents.

L’UE, consciente de la portée de son action, a accepté de plein gré sa nouvelle position en tant qu’organisme chargé de faire respecter et de protéger les droits des internautes dans le monde entier.

Le droit à la vie privée et à la protection de ses données qu’impose la nouvelle réglementation européenne est sans aucun doute bénéfique pour la société, mais il pose également un nouveau défi à l’industrie technologique actuelle, où la Silicon Valley reste le centre de gravité. Quel défi ? Celui de devoir choisir entre rentrer dans un jeu dont quelqu’un d’autre a créé les règles ou de risquer de perdre sa position de leader dans la chaîne alimentaire technologique.

Nouvelle frontière de la protection des données

À l’aube du monde numérique tel que nous le connaissons aujourd’hui, les régulateurs américains ont adopté la loi Sarbanes-Oxley de 2002 pour accroître la transparence des données, la concurrence, mais aussi et surtout la responsabilité. Les États-Unis ont donné le ton à l’échelle mondiale – la loi Sarbanes-Oxley était stricte, appuyée par de lourdes sanctions en cas de non-conformité, et les entreprises du monde entier ont adopté SOX comme leur propre norme.

Aujourd’hui, ces mêmes pouvoirs s’appliquent au RGPD, donnant à la France et à l’Allemagne une autorité de régulation qui couvrira la majeure partie du monde occidental.

 

 

Source : https://www.lesechos.fr

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